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Pleins feux sur le mieux-être :
améliorer l’accès à l’arthroplastie et les soins connexes

John Oliver

Par Krista Wood

« Il me semble avoir lu quelque part qu’après une telle opération, les chances de faire des trous en un sont assurées ».

Un mois après le remplacement de son genou, John Oliver plaisante sur son espoir de voir ses talents de golfeur s’améliorer grâce à son opération. Il se consacre pleinement à son rétablissement et suit le régime d’exercices que lui a remis l’équipe soignante.

« Si vous les suivez (exercices), vous pouvez voir des progrès; vous pouvez voir votre genou revenir. En ce qui concerne ce que je peux accomplir, cela dépend entièrement de moi. »

M. Oliver s’est donné comme but de retourner jouer au golf cet été.

Il fait partie des nombreux patients qui bénéficient de nouvelles ressources et d’une nouvelle façon de procéder en matière de soins articulaires, introduites dans le cadre du plan de soins liés aux hanches et aux genoux, qui comprend plusieurs semaines de préréadaptation de groupe.

Né de la nécessité de réduire les délais d’attente liés aux remplacements articulaires, ce plan contribue à améliorer l’accès et les soins dans le but d’atteindre le seuil national de six mois. Il permet d’offrir aux patients plus d’informations et un meilleur soutien pour les aider à tirer le maximum de leur opération.

Pour certains, il peut s’agir de retarder l'opération, voire de l’éviter.

« Ce que j’ai remarqué, c’est la manière dont le concept d’équipe a été mis en œuvre, de sorte qu’en tant que patient, vous bénéficiez du soutien de toute une équipe. Les ergothérapeutes, les physiothérapeutes et les infirmières vous aident tous à passer d’une étape à l’autre, explique M. Oliver. Obtenir une aide individuelle directe à chaque étape est vraiment très précieux. »

Le plan comprend de nouvelles ressources, dont quatre chirurgiens et anesthésiologistes supplémentaires, ainsi qu’une cinquantaine de postes supplémentaires équivalents temps plein (ETP) en soins infirmiers, physiothérapie, ergothérapie, etc.

Le but cependant n’est pas simplement de faire davantage de remplacements articulaires.

Pour les équipes chargées de mettre le nouveau modèle en œuvre, le plan représente un changement dans la façon dont la Nouvelle-Écosse prend en charge les patients.

« Les patients ayant des problèmes de hanche ou de genou ne sont pas forcément malades, alors pourquoi les traiter comme s’ils le sont? explique la Dre Marcy Saxe-Braithwaite, directrice principale des services périopératoires à la Régie. Notre modèle nous aide à faire du mieux-être un aspect plus important des soins que nous offrons avant, pendant et après une opération. Nous pensons que pour les patients, l'opération aura le plus de chances de réussir, le rétablissement sera plus rapide et plus complet, et l’expérience globale sera plus positive. »

Des patients ayant subi un remplacement articulaire ont été invités à participer au processus de planification pour collaborer avec l’équipe en vue d’établir le parcours de soins et de déterminer les possibilités d’amélioration.

Au cours des premiers mois suivant la mise en place du plan d’action, les cliniciens ont adopté un nouveau protocole provincial en matière de soins articulaires et favorisé ainsi une plus grande cohérence.

« Il s’agit d’une première étape importante, a indiqué la Dre Michelle O’Neill, chirurgienne orthopédique et présidente du groupe de travail sur l’orthopédie. Peu importe où ils habitent, nous voulons que tous nos patients puissent avoir la même qualité de soins pour les aider à avoir la meilleure vie possible et à être le plus actifs possible. »

Plutôt que de recommander chaque patient à un chirurgien et d’attendre une consultation, les candidats sont d’abord dirigés vers des cliniques d’évaluation orthopédique.

Offertes depuis l’automne 2018, ces cliniques visent à offrir aux patients une première évaluation afin de déterminer leurs besoins et dans quelle mesure ils sont prêts pour l'opération, ainsi que les orienter vers les soutiens nécessaires afin de bien les préparer à l'opération. Voici de quoi il s’agit :

  • • Programme d’exercices et de physiothérapie pour améliorer la force et la mobilité;
  • • Aides pour atteindre un poids santé et arrêter de fumer;
  • • Conseils pour rendre la maison sûre et accessible avant et après l’opération.

En novembre 2018, les équipes ont également commencé à transformer les soins offerts après une opération.

« La mobilité et le rétablissement vont de pair, et nous savons que bouger joue un rôle important dans la réduction des risques de complications, comme la formation de caillots sanguins, a expliqué Sally Blenkhorn, responsable des services de réadaptation et de la clinique d’évaluation orthopédique au Valley Regional Hospital. Le modèle lié au mieux-être que nous utilisons insiste sur la nécessité de faire bouger les patients, après une opération, tôt et souvent. »

Après une opération, les patients utilisent des fauteuils spéciaux leur permettant de se lever et de se déplacer plus facilement qu’à partir d’un lit d’hôpital. La plupart des patients font leurs premiers pas le jour même de l'opération et participent à des activités en groupe dès le lendemain.

On leur demande d’apporter des chaussures de sport, des t-shirts et des shorts, plutôt que de porter une chemise d’hôpital.

Selon Sally Blenkhorn, ces petits changements peuvent aider les patients à ne pas se sentir malades ainsi qu’à les inciter à continuer à bouger pour reprendre leurs activités quotidiennes.

Bien que les patients soient en général hospitalisés pendant deux à trois jours, le but est de permettre au plus grand nombre de rentrer à la maison le lendemain de l'opération, avec le soutien adéquat, si leur sécurité n’est pas compromise. Selon les premières données, la longueur des séjours, après les opérations articulaires, diminue.

Certains patients en bonne santé peuvent même retourner chez eux le jour même. Les patients ayant des problèmes de santé et donc besoin d’une aide supplémentaire à la maison peuvent rester plus longtemps.

« Se rétablir prend du temps; ce n’est pas une course. Les premiers progrès qu’a permis de réaliser l’équipe sont encourageants, indique MmeSaxe-Braithwaite. Nous pensons que notre approche permettra d’améliorer la qualité des soins et la qualité de vie de nos patients et nous aidera à atteindre le seuil national de six mois. Ce modèle pourrait également être prometteur pour d’autres types d'opérations. »

Pour en savoir plus sur le plan d’action de la Régie en matière de remplacements de hanches et de genoux, rendez-vous sur le site www.nshealth.ca/hip-and-knee (en anglais seulement).